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Wednesday, January 22nd, 2003
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10:29 am - Moving !
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Pour ceux que ça intéresse, redéménagement de mon journal sur mon site...
Advienne que pourra ! www.iquebec.com/newkur si le coeur vous en dit !
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| Monday, December 23rd, 2002
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8:30 am
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| Friday, December 20th, 2002
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8:52 am - Questionnement
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Je pense redéménager mon journal sur mon site web. Une question d'intimité je suppose. Je n'en sais trop foutre rien !
Je vous demande donc votre opinion. Me lisez-vous pour me lire ou me lisez-vous pour me commenter ?
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| Thursday, December 19th, 2002
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3:54 pm
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Ah oui, j'oubliais:
À qui de droit, veuillez prendre note que je recommence à avoir le goût d'écrire...
J'dis ça juste de même !
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3:50 pm
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J'ai une impression à la fois floue et tangible qu'on se fout de ma gueule ! Mais qu'est-ce que j'en ai à foutre dans le fond ? Pour croire à cette putain d'expression: "You scratch my back and I'll scratch yours !", faut toujours ben avoir un dos disponible pour débuter !
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| Wednesday, December 18th, 2002
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1:00 pm
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J'ai encore l'âme un peu à l'envers, le poil des bras au garde-à-vous comme par un éveil d'un matin de février trop froid, la tête qui suit un peu moins le restant du corps, la petite boule récalcitrante au fond de la gorge, le coin de l'oeil contracté de retenue. Non, ce ne sera pas un après-midi pareil aux autres. J'ai cette petite pointe aiguisée qui est venu percer ma carapace. Cette flèche remplie de tendresse qui porte le titre de Vautour.
Vautour, c'est un roman de Christian Mistral. Auteur québécois que je ne connaissais que de nom. N'avais rien lu de lui. Pas d'occasions. Pas de pied au cul pour le faire. Jusqu'à ce que P. m'en parle. De voir ses yeux remplies d'admiration lorsqu'elle me parlait du meilleur livre qu'elle avait eu la chance de lire. Merci P. de m'avoir fait connaître ses mots, ses tournures de phrases sans bon sens, son coq-à-l'âne (coq-à-l'âne au dragon comme il dirait probablement), son sens de la répartie, son manque de censure, sa vérité.....
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| Monday, December 9th, 2002
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3:46 pm - Fuites inertes
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Fuites Futile Fût-il ? Un coeur éparpillé Une odeur d'embaumé Paumé Torturé Plus rien n'a de sens Plus rien n'a d'essence La vie s'accroche à toi Plus que tu ne t'accroches à elle Même le vide ne t'attire plus Même le rêve ne rêve plus
Mort et remords Retords Présences en carence Douteuses absences Qui suis-je donc Foutues questions Juxtapostion de mes sentiments Les tiens flottant dans le néant
À ne rien faire, à tant jongler Enveloppé de neutralité Entre les pas de ma raison Actes de neutrahison Le coeur séché par le formol La vie cachée dans un symbole À la conscience, symbiose Mais à ton être, ecchymose
Un simple trou noir imagé Se dérobant sous mes deux pieds Alarme Alerte Âme incomplète Esprit inerte
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| Monday, November 25th, 2002
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1:07 pm - Liquide étrange
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Insipide chair Qui se fait châtiment Qui crie et arrache Qui plonge dans un tourment Retourne ton enveloppe charnelle Expulse en un million d'étoiles Tout ce mal qui t'ensorcèle Fais-toi fleur à un soleil Fais-toi Paix à ton éveil
Tends les mains, les bras, la tête Pour baigner cette douleur intense Calmer ton coeur qui s'épanche Et tracer ton destin immense
Mais moi Odieux personnage Recroquevillé, hanté, caché Dans cette eau étrange Un frisson froid Une vaine démence Une grande carence
Blotti Seul dans ton ventre Englouti Un fluide visqueux Mais sans âme Mais sans yeux Qui brûleraient dans cet amas liquide Fatalement, foetalement Amas, à moi
Or je t'ordonne: Ouvre les yeux Homme éphémère Ombre vipère Rejette donc cette discorde Et créé en toi un nouvel ordre
De grâce cesse je t'en prie De gaspiller ton humanité Dans un désir de vérité Enterre ton inutile cri Au vent aux arbres et à la lune À Dieu, à moi, à l'Un, à l'Une Car le jour point tel une caresse Tes moindres lacunes Tes grandes faiblesses Mourront toutes dans un grand geste
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| Wednesday, November 20th, 2002
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11:45 am
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"Bonjour Madame, mon nom est Patrick de la compagnie X et je viens rencontrer madame Hélène P. du département de la sécurité". Elle me regarde d'un air complètement ridicule comme si je débarquais de Pluton. Je me risque encore une fois: "Bonjour Madame, mon nom est Patrick de la compagnie X et je viens rencontrer madame Hélène P. du département de la sécurité". Elle me lance une baboune, que dis-je, une face de pet digne des plus grands moments de Drôle de Vidéo et rétorque: "C'pas icitte". Rien d'autre, that's it, that's all. Pas de "J'suis désolé Monsieur mais vous n'êtes pas au bon édifice, il n'y a pas de Madame P. ici, vous vous êtes probablement trompé d'étage, avez-vous pris le bon ascenceur ?, êtes-vous sûr d'avoir la bonne personne, la bonne adresse ?" Eille la moronne, la grosse pancarte en avant qu'y est marqué "HEC", c'est-tu une invention de mon imagination ou ben elle a été planté là pour me faire chier juste à matin ? Pis la politesse, tu l'as oublié chez vous en te levant ? T'es-tu assis sur un cactus ? Si tu souris, t'as-tu peur que ça craque, que ça soit contagieux ? Tu perces-tu une dent ? Tu veux-tu des gravols ? T'es-tu dans tes PMS (Malgré qu'avec la face lette que le bon Dieu t'a affublé, c'est probablement toi qui fait l'gars dans ton couple...) ? Crisse, aide-moi donc un peu au lieu de jouer au berger allemand. Chu comme un pôvre tit'enfant égaré là ! Tu vois donc pas mes joues qui creusent de dépit ? Chu à veille de verser une larme là ! Ou pire, tu veux quand même pas que j'pisse dans mes culottes drette-là ? Le savoir-vivre, c'est pas un mot qui a été inventé pour faire des points au Scrabble grosse épaisse !
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| Monday, November 18th, 2002
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8:52 pm
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Bon ok, session de bitchage !
Les osties de flocons blancs... La putain de merde de neige sale. Première tempête pis j'ai déjà l'goût d'aller m'cacher dans un trou avec mon ami Gaston la marmotte (à ne pas confondre avec Caligula l'écureuil qui lui, n'est pas du tout mon ami !). J'haïs l'hiver. Je déteste les bancs de neige, j'exècre la sloche, je maudis le froid. Ce matin, j'avais un sourire crétin d'étampé dans face. Le sourire du gars qui veut pas y croire. Je sors dehors pour sortir ma bagnole de son igloo. J'aurais du mettre un suit de ski-doo avant Saint-Sacramant ! Ça faisait pas deux pas que j'faisais dans c'te marde-là que j'en avais par-dessus les genoux pis j'avais déjà les deux pieds comme des chaloupes remplies d'eau ! Non mais sacramantos, j'ai pas envie de faire du canoë-kayak moé à matin, j'veux juste déblayer mon char ! C'est quoi l'idée de se trouver un appart sur Christophe-Colomb en plus ! Non mais j'veux ben croire qu'elle est large c'te putain de rue-là mais y viennent-tu domper toute la neige de l'île de Montréal en avant de chez nous ? C'est pas mêlant, ça aurait été plus rapide de péter une fenêtre ou de sortir la chainsaw pis de faire un gros trou dans l'plafonnier pour rentrer dans ma bagnole. Ben non, y a fallu que j'pellete comme un gros con pendant 15 minutes juste pour ouvrir la satanée porte ! Pis la pelle, gros crétin, next time, c'est pas dans l'char qu'y faut que tu la laisses !!! Duh !
Pis les gros flocons sales ! Comme c'est féérique han ? Ben justement, laissez-les donc à la maudite Fée Clochette ou ben dites donc au Père Noël de v'nir tirer mon char avec son rêne au nez brun. Ma saloperie de bagnole elle, elle est enterrée en-dessous du Mont Tremblant qui est en avant de ma porte pis j'pense qui va falloir que j'dynamite la moitié d'la ville juste pour la sortir de là !!!
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| Friday, November 15th, 2002
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11:45 pm
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Putain de merde. J'ai pas grand chose à dire hein ? 5 fuckin' journées sans un traître mot. Pourtant, y a plein de choses qui déboulent dans ma vie. Des nouveautés, des "vieusetées", des occasions bordeliques qui arrivent où je pourrais allégrement cracher mon fiel. Et pourtant, je n'ai pas envie de l'écrire; que dis-je, j'ai pas envie d'écrire point. Je ne sais pas pourquoi au juste; ce n'est pas un manque d'inspiration, je me sens inspiré malgré tout. On dirait tout simplement que je n'ai pas envie de partager aux yeux de tous la moindre parcelle de ma vie, aussi banale soit-elle. Pis même si je voulais la partager aux yeux du monde, qu'est-ce que j'en ai à foutre dans l'fond ? Qu'est-ce que vous en avez à foutre de mes états d'âme ? J'ai comme une écoeurantite de la vie virtuelle je crois. Parce qu'en ce moment, j'ai l'impression que tout sonne faux là-dessus. Je n'ai même pas envie de vider mon sac pour me faire du bien. Je crois même qu'à quelque part, je trouve ça vide et futile. Allez savoir... D'une journée à l'autre l'écriture passe d'exutoire à un quelconque vide sans nom, un foutre-merde inutile. Même la poésie me quitte. Tiens non ! Tout d'un coup, j'ai envie d'écrire un poème qui s'intitulerais "Panne sèche et Gravols"...
Peut-être ai-je tout simplement manqué de temps pour moi dernièrement. J'ai travaillé un nombre incalculable d'heures depuis deux semaines; du jamais vu. Alors je tente peut-être juste de saisir le temps qui passe à faire autre chose que d'écrire dans un putain de journal; journal qui me donne quoi au bout du compte ? Je n'ai semble-t'il pas le syndrôme de la page blanche mais bien le syndrôme de la plume qui coule. L'ostie de crayon Bic cheap qui fuit de la pointe en faisant rien d'autre qu'une crisse de grosse tâche récalcitrante, un magma d'encre sur le tissu de ma prose !
Enwèye, la chemise dain vidanges !!! Ça coûte plus cher de changer son linge sale mais ça économise l'eau pis l'savon. Y en reste plus pour s'en laver les mains comme y faut après !
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| Sunday, November 10th, 2002
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12:43 am
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J'me sens moche, j'me sens croche. J'file pas pour bitcher, j'file pas pour faire de la musique. J'file pour écrire mais y a rien qui sort. Une enfilade de mots tous plus insignifiants les uns que les autres. J'me trouve même pas drôle; j'me sens même pas comique. J'voulais sortir ce soir mais j'suis à l'autre bout du monde. Trop loin, trop vide. J'aurais envie de crier mais j'réveillerais probablement la gang de voisins scèneux qui m'entoure. Bande d'insignifiants sans buts. Ils me font tous chier. Ouais c'est ça, ce soir, presque tout l'monde me fait chier. J'me sens seul. J'me sentirais probablement seul même entouré de toute façon. Pis j'me sens épuisé, fatigué.
Tout ce qui me reste, ce sont mes pensées. Et j'me perds dedans. Je flotte dans un nulle part sans nom. Je flotte dans un nulle part sans but. J'erre, tout simplement. J'suis en camping physiquement, sautant d'un spot à l'autre. Mentalement, c'est pas mieux. Je suis aussi errant. On dirait que j'ai aucune attache autour et j'trouve ça freakant. Un bateau perdu au beau milieu d'un océan inconnu. Et j'ai peur. J'dois pas être le seul. Mais de savoir qu'y a plein de monde qui m'entoure qui ont aussi peur que moi est loin d'être réconfortant. Crisse qu'on est tout seul; crisse qu'on est toujours tout seul... Pis crisse que ça fait peur...
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| Thursday, November 7th, 2002
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10:28 pm
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J'entendais les notes, les sons, j'entendais la voix. Puis j'ai entendu mes mots, ma propre prose. Quelle belle sensation bizarre et étrange à la fois. Je suis retourné à mon clavier immédiatemnent et j'ai changé quelques mots, quelques images, quelques intonations ici et là... J'avais l'impression de ne pas rendre justice à la beauté et à la justesse de la voix qui les chantaient. Puis, j'ai suivi de mes yeux les nouveaux mots fraîchement inscrits sur la feuille, ces nouvelles strophes qui, une à une, comme un poème que l'on récite pour la première fois, venaient enchanter mon univers. Un léger frisson me parcourût l'échine pour une deuxième fois et je me sentis libre et léger. Je venais de vivre, en l'espace de quelques secondes, un nouvel instant de bonheur intense et profond. Je ne peux que remercier cette voix qui me transperce de m'avoir fait vivre cette plénitude momentanée. Je suis un des rares grains de sable à pouvoir côtoyer les vagues. À travers vents et marées, je souhaite que son écume me berce encore et encore...
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| Wednesday, November 6th, 2002
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1:15 pm
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Je me sens complètement transporté, complètement enivré, complètement inspiré... Cette bouffée de chaleur qui monte en moi... C'est tellement bon ! J'en veux encore...
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| Saturday, November 2nd, 2002
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11:23 pm
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Me semble que c'était voilà des centaines d'années et pourtant, me semble aussi que c'était hier. Je me souviens de sa gueule ce matin-là. Il ne voulait parler à personne, même pas à moi. Ce n'était pas une journée comme une autre. C'était un matin coup de poing, une gigantesque claque en pleine face, un clou supplémentaire que l'on pose à un cercueil. Ce matin-là, c'en était trop. Il s'est aperçu que sa vie s'envolait comme des volutes de fumée. 40 années qui s'étouffent dans un murmure à peine audible, imperceptible. Ce cri de rage intérieur qui veut envoyer chier la vie simplement parce qu'elle suit son cours.
Et, dans un désespoir explicable, il s'est mis à tenter de la saisir partout où il pouvait. L'embrassant de tout son corps dans la superficialité des contacts, dans l'éphémère des choses, dans l'instantané d'un bonheur intouchable. Il s'est saoûlé de vie pendant quelques années. Touchant l'intangible, soulevant l'insensé. Que m'a-t'il donné en gage finalement ? L'absolu vide, la quête de l'impossible et une pelleté d'amertume. Je lui en veux ce soir parce que j'ai envie de crier. Je lui en veux ce soir parce que, comme lui, je tente de dompter la bête. Je lui en veux ce soir, parce que je ne sais tout simplement pas comprendre. Je lui en veux ce soir parce qu'il ne m'a légué aucun outil. Je lui en veux ce soir parce que même absent, il m'empêche toujours d'avancer.
Ce soir, dans le tumulte de ma vie, dans l'abandon de ces quelques lignes, dans l'amertume de l'incompréhension, oui ce soir, je pense à toi et j'ai envie d'hurler, de pleurer de rage et de tristesse. Parce que je perpétue ta quête, parce qu'aujourd'hui, je suis au même point de ma vie que tu étais il y a des centaines d'années, il y a un jour. Parce que je te ressemble... Perdu dans l'immensité du vide existentiel qui t'a tué trop vite, qui t'a enlevé à moi en me soulageant et en me torturant devant notre incontournable impuissance face au temps qui passe.
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5:27 pm
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| Friday, November 1st, 2002
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1:05 pm - Cui-Cui, Cui-Cui !!!
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Des fois, je sais pas comment j'fais pour passer à côté de lui sans l'assassiner. J'aurais le goût de lui ouvrir la porte, de prendre son gros bec orange pis de l'coller avec du gros duck tape gris. Tsé, trois-quatre tour autour d'la tête, la colle du tape de pognée dans les plumes ! Oui monsieur ! Ou bien pire, je forme un joli petit cercle en joignant mon index et mon pouce pis quand j'arrive à côté de lui, je sépare tranquillement mes doigts et je l'empoigne par le collet pis je l'shake comme un arbre de Noël auquel on veut faire tomber les boules. Ou ben non, encore mieux: Je l'agrippe de ma main rapide comme l'éclair, le fout dans une boîte de Cornflakes et l'emmène chez St-Hubert en échange d'un paquet de chips ou mieux encore, de deux croquettes avec sauce et napkin ! Ou bedonc j'me casse pas la tête deux secondes pis je le squeeze entre mes doigts, lui fait faire trois-quatre tours à spin dans laveuse, le met ensuite dans la sécheuse sans assouplisseur de tissu pis quand y est juste assez électrifié statiquement parlant, je l'crisse au micro-onde pendant trois-quatre secondes, juste le temps qu'y pogne une couple de chocs qui lui replacerait les idées à la bonne place ! Hummm, des fois, c'est bon rêver !
Cui-cui, Cui-Cui !!! Splouitchhhh ! Danke shouing, Aufwiedersen !
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12:13 pm
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| Wednesday, October 30th, 2002
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1:00 pm - Inspiration
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Je me laissais voguer doucement sur la voix et le piano. Les notes flottaient autour de moi telles une brume légère d'un matin d'été, telles des effluves de bonheur hantant mon inconscient. Je planais entre deux nuages, trois croches et quatre temps. J'étais léger mais plaqué au sol par cette musique ennivrante. J'étais vide de tout mais tellement rempli à la fois. Je ne pouvais pas croire que toute cette irréalité rythmique était vraie et tangible. Un faux-fuyant qui laisse sa trace, une vie complète et inexpliquée en coda et qui finit par s'estomper doucement en quelques soupirs, une valse d'émotions à fleur de peau qui me submerge dans une eau de vie. Je tangue encore, calmement. Je reste là, doucement bercé par cette musicalité qui, telle l'écume, viendra terminer sa course folle sur le sable et lui inspirera mille et une images indéfinies mais d'une beauté à en perdre le souffle.
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| Monday, October 28th, 2002
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9:14 am
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Hier j'ai manqué le party d'halloween des Foufs. J'avais même une super bonne idée de costume. C'est moche hein ? Surtout que ça fait un méchant boutte que j'ai vu les copains ! Mais j'ai finalement fait la planche à 9:30 ! Ben oui, vous avez bien lu; j'me suis couché à 9:30 !!! Après avoir écouté la pourriture cinématographique qu'est Mr. Deeds, je n'ai pas pu empêcher mes yeux de se fermer et j'ai rapidement quitté le monde des vivants pour celui des ombres. Faut dire que j'avais quelque peu abusé la veille. En parlant de la veille... Ça en a tellement valu la peine ! On peut dire qu'il flotte encore une multitude d'effluves multicolores dans l'air... Ma bulle est submergée d'odeurs, de saveurs, d'images et de sons. Ouais, sens en éveil; ça m'donne le goût d'écrire d'la poésie ça !
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